Toute activité professionnelle présente un risque pour la sécurité du travailleur, et ce, tous les secteurs confondus, mais à des degrés différents. La responsabilité sociale de l’entreprise l’oblige alors à s’assurer de la sécurité, mais aussi de la santé de ses salariés en établissant une démarche de prévention des risques entre autres.

Sécurité au travail et risque professionnel

Travailler constamment devant un écran peut à la longue causer des problèmes de vue et des troubles musculosquelettiques. Les chutes sont les risques d’un travail en hauteur sur une charpente ou un pylône. Les risques routiers sont élevés pour un poste nécessitant des déplacements fréquents comme celui d’un livreur, etc. La loi impose au chef d’entreprise de garantir la sécurité de ses salariés à travers une obligation générale de prévention des risques professionnels. En plus de la mise en place d’une démarche spécifique de prévention, il revient également à l’entreprise de sensibiliser ses salariés aux risques professionnels, mais aussi de les former à la sécurité, et ce, dès leur embauche.

Prévention des risques professionnels, quelle démarche ?

Le chef d’une entreprise employant de 50 salariés et plus peut se faire assister par le CHSCT ou comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail pour établir les grandes lignes de la prévention des risques professionnels. Cette démarche consiste dans un premier lieu à éliminer les risques ou du moins à les évaluer s’ils ne peuvent pas être supprimés. Les risques établis doivent être éradiqués à la source, et ce, dès la conception des lieux de travail ou encore la mise en place des modes opératoires. La prévention des risques professionnels implique aussi d’adapter les missions à chaque salarié dans le but d’atténuer les effets de l’activité professionnelle sur la santé. L’établissement de mesures de protection collectives est aussi obligatoire. Elles sont à privilégier par rapport aux recours individuels qui doivent être un recours complémentaire aux mesures collectives. Une fois cette démarche de prévention établie, l’employeur se doit aussi d’optimiser l’intervention des secours en cas d’urgence.

Quid des travailleurs isolés ?

Le chef d’entreprise employant un travailleur isolé se doit toujours d’assurer sa sécurité à travers la mise en place de la démarche de prévention des risques. Les mesures de protection collectives étant insuffisantes dans ce cas, il se doit de recourir à une alternative individuelle dans le cadre de la protection du travailleur isolé ou PTI. Le salarié qui travaille de manière isolée peut ainsi être équipé d’un système d’alarme lui permettant de signaler un problème. C’est ce que l’on appelle DATI ou dispositif d’alarme du travailleur isolé. Il peut se présenter sous la forme d’un boîtier doté d’un bouton d’alarme, c’est la solution la plus basique. Il peut aussi s’agir d’une application pour Smartphone permettant de détecter des changements de station brusque ou une immobilité durant un délai fixé. Selon les conditions de travail et les risques, un DATI peut inclure différentes fonctionnalités comme un GPS.